Dimanche 16 mars 2008

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L’art de tout mettre en pièces

 

Dotée de vrais doigts de fée, Nicole Schmit transforme les vieux chemisiers, chutes de tissus ou échantillons en petites œuvres d’art très personnelles, très colorées et selon des formes qui  lui trottent dans la tête.

 

Elle qui, longtemps, a confectionné robes et chemisiers, s’amuse désormais à les mettre en pièces. Couturière de formation, Nicole Schmit a longtemps enseigné cette matière à ses élèves avant de se découvrir, à l’âge de la retraite, une véritable passion pour le patchwork. Un coup de cœur qui a conduit, un peu par hasard, Nicole Schmit vers le patchwork : « Je me suis rendue à une exposition nationale », se souvient la quilteuse (c’est le terme adéquat) : « J’ai été éblouie. C’était une révélation, cette précision, l’harmonie des couleurs, l’enthousiasme de l’auteur que l’on pouvait percevoir à travers ses créations. Séduite Nicole suit un stage afin de s’initier aux règles de base du patchwork : « Un peu comme pour la musique, on fait des gammes », commente-t-elle. Mais rapidement les patchworks traditionnels, aux formes géométriques régulières et aux dessins de la vie quotidienne, l’ennuient. « J’avais des motifs pleins la tête et une envie folle de les traduire grâce aux tissus », reconnaît la quilteuse. Nicole ne sort jamais de chez elle sans un crayon à la main. « Lors d’une exposition de bijoux à Seneffe, j’ai vu une broche à la forme si spéciale que je l’ai griffonnée sur un morceau de papier, puis traduite dans un patchwork ».

Intuitive, Nicole se laisse aussi guider par le hasard, comme ce jour où des clous avaient imprimé un dessin sur la toile. « Mais souvent, ce sont les tissus les matières qui déterminent ma façon de travailler », précise-t-elle. Et à ce jeu-là, Nicole Schmit privilégie la loi de la récupération : « J’essaie d’acheter le moins possible », confirme la quilteuse : « Je récupère plutôt les échantillons, les vêtements qu’on ne met plus, les fonds de pièces soldés ou que je trouve en brocante … tout y passe ». Nicole mélange les matières, les formes, incruste des perles pour « le volume et la lumière », ajoute-t-elle. Et quelques tours de machine à coudre plus tard, les manches et le dos d’un chemisier en soie fané retrouvent une seconde jeunesse, éternelle celle-là, sur les murs du salon ou un coussin ».

 

Né au Far West au temps des pénuries

 

« La technique du patchwork vient du Far West, à l’époque des pénuries », ajoute Nicole Schmit. « Tout le monde possédait sa courtepointe réalisée à partir de morceaux de tissus divers. Les jeunes filles, au moment de se marier, confectionnaient la leur  avec les femmes du village». Le patchwork suppose d’ailleurs d’être matelassé et se compose de trois couches : le patch ou assemblage de tissus de dessus, la ouatine au milieu et la doublure pour le fond. Une technique qui devait permettre aux courtepointes de tenir bien chaud.

 

En pratique

 

Jusqu’au 30 mars

·        Nicole Schmit expose L’exposition sera accessible dans les heures d’ouverture du restaurant et ce, jusqu’à la fin du mois de mars. Info (resto) : 069/22.37.97 ou via info@larchedenoe.be

·        Par ailleurs, Nicole Schmit, quilteuse, dispose également de son propre site internet qui vous permettra d’en savoir un peu plus sur sa passion pour le patchwork.

·        www.nicole14.overblog.com

 

-         Sarah Courcelle

 

Photo : La passion de Nicole à découvrir à l’Arche de Noé

 

par Nicole14 publié dans : Expos communauté : Les patchworks de Nicole
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