Lundi 5 février 2007

Patchworks de tissus et de soie...
Le patchwork ou arlequine est une activité créative qui consiste à réaliser des objets à caractère décoratif à partir de tissus différents. Au départ, cela nous renvoie à l'image du costume d'Arlequin, avec le mélange du ridicule et du poétique qui lui est associé.
A présent, la confrontation des matières et des couleurs peut déboucher sur de bien jolies choses, sachant que l'émotion, qu'elle soit d'ordre esthétique ou symbolique, n'est sans doute pas le but recherché. Il arrive cependant que l'on dépasse la dimension strictement décorative, inspirée par des modèles pour se diriger vers une forme de création.
C'est l'impression que nous laisse la rencontre avec Nicole Schmit qui expose actuellement son travail dans la salle du Conseil communal de Pecq. Il est vrai qu'elle a trouvé en 2002 une inspiration nouvelle dans l'œuvre du peintre Gustave Klimt dont les techniques de superpositions et de collages constituent une référence en la matière. Elle avait découvert le maître du « Jugenstyl » à Beaubourg, dans le cadre d'une exposition portant sur Paris-Vienne. Ce qui l'a profondément marquée.
Mais quel est son parcours, son inspiration, sa méthode de travail ? « Régente technique, j'ai enseigné pendant 38 ans l'habillement puis la couture d'ameublement. C'est ainsi que j'ai commencé le patchwork. Je pars simplement du tissu mais il arrive que je réalise d'abord un croquis pouvant servir de « patron ». J'utilise des chutes provenant d'ateliers et j'aime le tissu d'ameublement car il a du corps. Je dépasse à présent les démarches traditionnelles pour réaliser des créations. »
Et les matières utilisées ? « Je mélange les matières mais certaines de mes œuvres sont entièrement en soie. Celle-ci peut provenir de récupération comme par exemple des chemisiers usagés. Les pièces découpées à partir de gabarits sont assemblées provisoirement puis cousues. »
On quitte Nicole Schmit presque avec regret car, avec elle, on retrouve les gestes habiles des couturières de toujours qui, avec patience, assemblent les « étoffes et, dans son cas, leur donnent une destinée nouvelle, teintée de poésie et d'une sensualité toute féminine. »
Bruno Lestarquit
A NOTER : l'exposition est visible à la salle du Conseil communal de Pecq jusqu'au 1er février, en semaine pendant les heures d'ouverture de la commune et, le week-end, de 14h à 18h. L'artiste sera présente le samedi 27 janvier
par Nicole14
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Les patchworks de Nicole
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